L’association des déplacés et victimes de guerres, ADVG en sigle, veut se lancer dans le projet de récupération des enfants dits de la rue dont la majorité sont des déplacés de guerres qui divaguent à travers les différentes rues de la ville de Bunia. Cela dans le but de les encadrer psychologiquement, mais aussi les initier à des travaux pratiques envue de préparer leur vie future. Un projet qui, selon l’association, sera exécuté sur son propre financement, à en croire son responsable. Une initiative louable qui mérite un accompagnement.
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Comment cette association veut-elle procéder pour y arriver?
Il s’agit en premier lieu d’une descente sur terrain qui permettra d’identifier les endroits stratégiques qui sont fréquentés par ces enfants afin de les sensibiliser et les conscientiser. Ensuite, revenir pour les récupérer et les placer dans un endroit qui sera proposé comme Centre d’Hébergement et d’Apprentissage. Un espace serait déjà disponible pour ce faire, mais il y reste l’aménagement.
En quoi est-il bénéfique ce projet ?
Pendant que la présence de ces «enfants de la rue» représente une inquiétude et un danger pour la ville faute d’encadrement, leur récupération s’avère être un soulagement pour la population. Certains parmi ces gosses prennent de stupéfiants et d’alcool qui les rendent quelques fois agressifs. Tous vivent de la mendicité, mais par manque des donateurs, certains finissent par aller voler. Face à cette situation, n’est-ce pas un jour, ils finiront par devenir de grands brigands dans la ville lorsqu’ils auront atteint l’âge de la majorité. A cet stade, quand ils se heurteront à la nonchalance et refus de se faire offrir la petite ou grande assistance à leur envie ou alors ils trouveront insignifiantes les petites sommes qui les nourrissent maintenant. Je pense qu’il est bien opportun ce projet, car ces espoirs de demain doivent bénéficier de la vision de ce projet maintenant qu’ils ont encore leur minorité d’âge pour préparer chacun d’eux à affronter la vie future.
Cette association mérite un appui pour concrétiser sa vision
Alors que les conditions de vie des déplacés de guerre restent déplorables à travers cette province, entreprendre une activité pour sauver la ville de Bunia de la naissance de bandes de criminels que ces enfants peuvent constituer si rien n’est fait, est un signe de salut qui mérite un accompagnement de tout le monde.
Le gouvernement, les organisations non gouvernementales, les différentes structures ainsi que des personnes de bonne volonté, doivent venir en appui à cette association qui veut contribuer à la réduction de cas de criminalité urbaine en donnant sens à la vie d’une centaine d’enfants perdus dans les rues.
Anastasie Neema




















